Le club étant sauvé de la relégation, Michel Moulin ne cache plus ses ambitions. Le “conseiller sportif” vise désormais la présidence du PSG. Il l’a affirmé samedi soir et dimanche matin à la presse. La guerre de succession s’annonce musclée. Le Paris SG est passé tout près de la relégation, mais aussitôt refermé cet épisode éprouvant, voilà que le jeu politique reprend ses droits. Dès l’issue de la rencontre Sochaux-PSG, remportée samedi par le club de la Capitale (2-1), Michel Moulin a fait savoir qu’il briguait désormais la présidence du club. “Ce qui est certain c’est que je veux être président du club. Conseiller sportif c’est un titre, mais il y a des gens beaucoup plus compétents que moi pour cela“, a affirmé sans détour M. Moulin à nos confrères d’Eurosport. Des propos réitérés dans Le Parisien : “Je veux aider le PSG en instaurant une nouvelle politique. J’ai un plan pour ce club (…) Je suis très motivé mais je ne tuerai personne pour y arriver.” Des déclarations on ne peut plus claires qui n’auront pas échappées à Simon Tahar. Intronisé président à la place du démissionnaire Alain Cayzac, pour contrebalancer la nomination de Michel Moulin (que n’approuvait pas Cayzac), M. Tahar a été pris de court par les ambitions dévorantes de son rival. Il n’a pas eu le temps, samedi soir, de contrer les déclarations de son “conseiller sportif”.
VERS UNE POLITIQUE DE RIGUEUR ?
Moulin dispose d’un atout maître dans sa manche, la confiance de Stéphane Bazin, patron de Colony Capital et, à ce titre, propriétaire du club. Tahar incarne pour sa part la “branche historique” du club. Une branche que Moulin et ses amis voudraient couper sans plus attendre. Si Bazin devait accorder les pleins pouvoirs à Moulin, c’est sans doute à une mini révolution que l’on assisterait au PSG… mais dans quel but ? Michel Moulin s’était signalé, peu après sa nomination, en déclarant que “ce qui manque au football français c’est ne sont pas des joueurs, mais des dirigeants“. De là à imaginer que Moulin aurait pour mission de dégraisser la masse salariale du club, il n’y a qu’un pas. Ses déclaration au Parisien semblent d’ailleurs confirmer cette stratégie : “Je préfère trois, quatre grands joueurs que douze moyens.” Moulin, homme de main des investisseurs ou nouveau dirigeant du choc du PSG ? L’histoire reste à écrire. Une chose est sûr : avec son accent chantant du Sud-Est, Michel Moulin est tout sauf un Parisien du coeur…





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