Grégory Coupet a développé dimanche la thèse de l’accident pour expliquer la déconvenue de la France face aux Pays-Bas et se convaincre des chances de qualification pour les quarts de finale de l’Euro. La France a certes pris une “belle raclée” et une “grosse fessée” (4-1), certainement de manière méritée, mais elle n’a pas été écrasée au point de renoncer à ses ambitions, a jugé le gardien des Bleus. “Rater un match, ça arrive à tout le monde“, a-t-il déclaré. “Il faut admettre qu’on est tombé sur une belle équipe des Pays-Bas. Ils sont armés, ils ont un gros public, ils ont tous les ingrédients pour aller loin mais le score est flatteur pour eux aussi“, a-t-il poursuivi. Coupet a tout de même dressé un constat sans appel de la partie disputée par l’équipe de France. “Il est difficile de mettre un secteur en avant par rapport à un autre“, a-t-il dit. “On n’a pas été bon défensivement, offensivement non plus et on a pris l’eau au milieu de terrain.” Avec quatre buts encaissés, la défense a été pointée du doigt après ce deuxième match du groupe C, qui a sérieusement hypothéqué l’avenir de la France dans l’Euro. Pour Coupet, elle n’est toutefois pas seule responsable de la déroute. “On a fait des erreurs collectives et quand je dis qu’on a fait des erreurs défensives, ça ne concerne pas que les quatre de derrière“, a-t-il répliqué.
AUTANT RESPONSABLE
En tant que gardien, il a accepté sans broncher d’endosser une part de responsabilité pour les quatre actions qui se sont terminées derrière sa ligne. “Je me les suis repassés dans la tête toute la nuit”, a raconté Coupet. “Quand on est gardien, on n’aime pas prendre de but, alors quatre… Quand un gardien prend un but, il se remet en cause immédiatement. Je me sens largement autant responsable que mes coéquipiers.” Cette lourde défaite n’a pas ébranlé sa foi dans les qualités défensives de l’équipe de France. “Je ne pensais pas qu’on arriverait à prendre quatre buts dans un match international“, a-t-il dit. “Peut-être que ce seront les seuls buts que nous prendrons à l’Euro.“
Raymond Domenech a pris la peine d’adresser quelques mots à son gardien pour le soutenir. Coupet, lui, affiche une confiance intacte avant le match décisif contre l’Italie mardi: “Je ne suis sûr de rien mais je pense que je vais jouer.” Cette confiance ne s’arrête pas à son cas personnel. Il pense aussi que la France peut encore croire en un destin radieux à l’Euro, même si elle est obligée de battre l’Italie pour passer en quarts, sans savoir si cela sera suffisant. “Il n’y a peut-être que nous qui y croyons maintenant. Ce serait une belle fierté, ça permettrait au groupe d’être encore plus fort“, a-t-il dit. “On envisage que l’échec est possible mais on entrera sur le terrain pour gagner. On a déjà bien joué par le passé. On a des très bons joueurs dans toutes les lignes et avec une part de réussite supplémentaire, on peut faire l’exploit“, a-t-il poursuivi. “Maintenant on va se projeter sur l’Italie et la mécanique va s’enclencher.“




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